EBook - Vivre A Puerto Plata
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Chapter XIV A Spectacular Crash
On Monday, June 9th, 2008 at 11 AM, while I walked peacefully on one of the sidewalks around Puerto Plata's
courthouse, I suddenly heard a deafening metallic noise, which made me stop abruptly. A white pick-up emerging
at high speed from Hermanas Mirabal avenue, had violently crashed into a blue jeepeta (Dominican lingo for a
sport utility vehicle), which was traveling at breakneck speed on Luis Ginebra avenue.
The unprecedented and horrifying sight that presented itself to my bulging eyes could have been seen in any
action movie full of bewildering stunts. It was an absolute nightmare sequence that I'll try to describe.
Imagine that the collision was so violent that the blue jeepeta swerved entirely to the right and crashed
into a curb, which caused it to bounce like a ping-pong ball, and gave it at the same time a vigorous turning
movement. In other words, the all-terrain vehicle executed a series of ominous flips, witnessed by about
fifty dumbfounded onlookers who, like every morning, hung around the courthouse.
Stunned and petrified under the effect of an atrocious shock, all these bystanders could not believe their
eyes. Who would have thought that this perilous hollywoodian scene would take place one fine morning on Luis
Ginebra avenue, at an hour of intense traffic?
Finally, a car parked slightly lopsided in front of the courthouse, was the providential obstacle that
ended the alarming somersaults of the jeepeta. It stopped sideways, leaving behind on the street two streaks
formed by a thick blackish layer of rust, as well as a long trail of broken glass.
Simultaneously, all the onlookers rushed toward the vehicle, in order to determine whether there were
casualties and fatalities, and also to try to understand the cause of the accident.
Luckily, there was only one person in the jeepeta, the driver. He was a man of about thirty who, obviously,
was well caught at the wheel during his involuntary stunt. All these flips had visibly shaken and stunned him,
but he escaped without a scratch.
Unable to leave the uncomfortable position in which he was since all the vehicle doors were locked, the
driver seemed both dazed and infuriated. Therefore, he could not answer the many questions asked feverishly
by the onlookers.
- Get me out of here! He shouted with an impatient voice.
He was on edge and was still suffering a tremendous shock.
In the blink of an eye, twelve volunteers, men and women, attacked the difficult task of straightening
the wrecked car. They combined the full strength of their arms, and managed to put the SUV back up. The
driver was finally able to extricate himself from the cabin through the top of his door. In the flash-interview
he granted the many onlookers who crowded around him, it emerged that:
- The man was coming back from Sosua, half an hour away from Puerto Plata, and was going to Santiago,
where he resides.
- The jeepeta, which nearly sent him to meet his maker, was not his. He had borrowed it from one
of his friends.
- As for the cause of the accident, it is simple: the driver of the blue jeepeta thought that the white
pickup truck was going to stop, and vice versa.
There is no doubt that in order to prevent the repetition of these terrible accidents, the concerned
departments should probably consider installing traffic lights at the corner of the avenues Luis Ginebra
and Hermanas Mirabal.
English Translation By
Vadim Dambreville
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Index
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Chapitre XIV Un Accident Spectaculaire
Le lundi 9 juin 2008, à 11h A.M., alors que je longeais paisiblement l’un des trottoirs bordant le
Palais de Justice de Puerto Plata, j’entendis soudain un bruit infernal et métallique, qui m’obligea à
m’arrêter net. Un pick-up blanc débouchant à vive allure de l’avenue Hermanas Mirabal, venait
d’emboutir violemment la partie arrière d’une jeepeta (nom espagnol d’un véhicule tout terrain) bleue,
qui roulait à tombeau ouvert sur l’avenue Luis Ginebra.
Le spectacle inédit et horrifiant qui s’offrait à mes yeux exorbités, aurait pu se voir dans n’importe
quel film d’action riche en cascades étourdissantes. Une vraie séquence cauchemardesque que je vais
essayer de vous décrire.
Figurez-vous que la collision fut si brutale que la jeepeta bleue se déporta totalement vers la droite,
et percuta fortement une bordure de trottoir, ce qui la fit rebondir comme une balle de ping-pong, et lui
imprima du même coup un vigoureux mouvement giratoire. En d’autres termes, le tout terrain se mit à
exécuter une succession de tonneaux inquiétants, sous le regard médusé d’une cinquantaine de badauds qui,
comme chaque matin, traînaient aux alentours du Palais de Justice.
Abasourdis et pétrifiés sous l’effet d’une émotion atroce, tous ces curieux n’en croyaient pas
leurs yeux. Qui aurait cru que cette périlleuse scène holywoodienne se déroulerait un beau matin, à
l’avenue Luis Ginebra, à une heure d’intense circulation?
Finalement, une auto parquée un peu de guingois devant le Palais de Justice, constitua l’obstacle
providentiel qui mit fin aux alarmants tonneaux de la jeepeta. Celle-ci s’immobilisa latéralement, laissant
derrière elle sur la chaussée deux rayures formées d’une épaisse couche noirâtre de rouille, ainsi qu’une
longue traînée de débris de verre.
Simultanément, tous les badauds se ruèrent en direction du véhicule, aux fins de savoir s’il y avait des
blessés et des morts, et aussi pour essayer de comprendre la cause de l’accident.
Par chance, il n’y avait qu’une seule personne dans la jeepeta, le chauffeur. C’était un homme d’à peu
près trente ans qui, selon toute évidence, s’était bien accroché au volant, durant son involontaire
cascade. Tous ces tonneaux l’avaient visiblement secoué et assommé, mais il s’en tira sans une
égratignure.
Impuissant à quitter la posture incommode dans laquelle il se trouvait, vu que toutes les portières du
véhicule étaient bloquées, le conducteur paraissait groggy et excédé à la fois. Aussi ne pouvait-il
répondre aux nombreuses questions que lui posaient fébrilement les badauds.
- Sortez-moi de là, cria-t-il d’une voix impatiente.
Il avait les nerfs en boule, et il était encore sous le coup d’une grande commotion.
En un clin d’œil, douze volontaires, hommes et femmes, s’attaquèrent à la rude tâche de redresser
l’auto accidentée. Ils y mirent toute la force de leurs bras, et réussirent à remettre le tout terrain
sur ses pieds. Le chauffeur put enfin s’extraire de la cabine, en passant par le haut de sa
portière. De l’interview-éclair qu’il accorda aux nombreux curieux qui se pressaient autour de lui,
il ressort que:
- L’homme revenait de Sosua, à une demi-heure de Puerto Plata, et se rendait à Santiago, où il
réside.
- La jeepeta qui faillit l’envoyer ad patres, ne lui appartenait pas. Il l’avait empruntée
de l’un de ses amis.
- Quant à la cause de l’accident, elle est simple : le chauffeur de la jeepeta bleue pensait que le
pick-up blanc allait s’arrêter, et vice versa.
Il ne fait pas de doute que, afin de prévenir la répétition de ces terribles
accidents, les services intéressés envisagent probablement d’installer des feux de signalisation à
l’angle des avenues Luis Ginebra et Hermanas Mirabal.
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Contenu
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Capítulo XIV Un Accidente Espectacular
El lunes 9 de Junio del año 2008, a eso de las once de la mañana, mientras yo caminaba tranquilamente en la
acera bordeando el Palacio de Justicia, oí repentinamente un ruido infernal y metálico que me obligó a
pararme en seco. Un pick-up blanco desembocando a todo gas de la Avenida Hermanas Mirabal, acababa de percutir
estrepitosamente la parte trasera de una jeepeta azul que rodaba a toda velocidad en la Avenida Luís
Ginebra.
El espectáculo inaudito y terrorífico que se ofreció a mis ojos desorbitados, hubiera bien podido verse
en cualquier película de acción, repleta de escenas de riesgo. Una secuencia de pesadilla que voy a tratar de
relatar para mis amigos lectores.
Figurense que tan violento fue el impacto que el vehículo azul se desvió a la derecha y chocó contra un
bordillo de acera, lo que lo hizo rebotar como una pelota, imprimiendole a la vez un vigoroso movimiento
giratorio. En otros términos, la jeepeta azul se puso a dar una sucesión de vueltas de campana, ante la mirada
asombrada y asustada de la cincuentena de personas que, como cada mañana, estaban en los alrededores del
Palacio de Justicia.
Estupefactos y paralizados por la emoción, todos estos mirones no daban crédito a sus ojos. ¿ Quien hubiera
creído que esta peligrosa escena cinematográfica hubiera podido extenderse en la Avenida Luís Ginebra, a esta
hora de tráfico intenso?
Finalmente, un carro parqueado bastante de soslayo delante del Palacio de Justicia, constituyó el obstáculo
providencial que puso fin a estas inquietantes vueltas de campana. La jeepeta azul se inmovilizó
lateralmente, dejando detrás de ella una capa espesa de polvo negro en la calzada, así como un reguero de
cascos de cristales.
Simultáneamente, todos los curiosos se precipitaron hacía el vehículo, con el fin de darse cuenta si había
heridos y muertos, y también para averiguar las causas del accidente.
Afortunadamente, no había más que una persona en la jeepeta estropeada, el chofer, un hombre en los treinta
que, al parecer, se había bien agarrado al volante, durante esta involuntaria escena de riesgo. De seguro,
todas estas piruetas le habían mareado un poco, pero salía sin un rasguño.
Impaciente por quitar esta postura incómoda en la cual él se hallaba, y puesto que todas las puertas del
vehiculo estaban atascadas, el conductor estaba más que harto, y no era capaz de contestar estas decenas de
preguntas con las cuales le acosaban febrilmente los mirones.
- Ayudenme a salir, vociferó el chofer, que tenía los nervios de punta, debido a la emoción que,
visiblemente, seguía trastornandole.
En menos que canta un gallo, unas doce personas, hombres y mujeres confundidos, se aplicaron a la dura
faena de enderezar el vehiculo accidentado. Ellos lo empujaron a todo trance, y sin dificultades, consiguieron
reponerlo de pié. Y el conductor pudo por fin salir de la cabina, pasando por el alto de la
portera.
De la breve entrevista que los numerosos mirones sacaron de los labios del hombre,
resulta que:
Regresaba de Sosúa, e iba en dirección a Santiago, de donde es oriundo.
La jeepeta que fue a punto de robarle la vida, no le pertenecía. Este coche era de un amigo suyo de quien él
lo había tomado prestado.
La causa del accidente es sencilla: el chofer de la jeepeta pensaba que el pick-up blanco iba a pararse. Y el
conductor del mismo había pensado igualmente.
No hay duda de que, con el fin de prevenir otros accidentes terribles, los Servicios interesados de Puerto
Plata proyectan probablemente instalar , en un plazo razonable, un semáforo en la esquina de las Avenidas Luis
Ginebra y Hermanas Mirabal.
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