EBook - Vivre A Puerto Plata
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Chapter XV The Flow Of Rainwater
In April 2008, in the thick of the night I was awakened with a start by a frightening roar that reminded me of the terrible
earthquake that shook Puerto Plata and its surroundings in 2003.
However, when the thick haze of my sleeping brain dispersed, I was able to realize that it was not an earthquake, but the
turbulent flow of rainwater into the canal bordering the rear of my patio.
Puerto Plata is unquestionably a pleasant, hospitable, and charming town. The fact remains that, like any other city in the
world, it contains hidden in its backdrop some minor inconveniences. Among these annoyances, the nuisance caused by the many
canals of the city is at the forefront.
Let us get back to the subject at hand. I mentioned the noisy and disorderly passing of rainwater into the canal that runs
along my fence. As usual, these raging waters hurtled down fiercely, and carried with them tons of debris and all sorts of
miscellaneous objects: metal drums, old chairs, bottles, ripped mattresses, pots, logs, etc... These objects, vertiginously
swept by raging waters, bounced noisily against the cemented walls of the canal, which added a rather sinister note to this
terrifying nocturnal flood.
The following morning, in order to find out about the disturbing drama of these torrents of muddy waters that crisscross
the city following every downpour, I went to see one of my neighbors, an renowned architect versed in the thorny problem of
Puerto Plata's canals.
From what he told me, people whose houses are located along the ditches, use the storm water channels for disposal of their
garbage. Hence follows that, when rain is scarce, wastes that accumulates in these channels offer a sight as impressive as
unpleasant. In these disadvantaged areas, the air becomes extremely pestilent, due to fermentation of these putrid mounds of
trash that often serve as temporary grave for rats, dogs and cats that died in the region.
When the providential rain finally falls, the water that charges down from the mountains brings with it all the garbage
piled up for several weeks. Unfortunately, most of the time, the canals walls are not cemented, which facilitates the
uncontrollable spillover of a horrible magma formed by water, mud, rubble and refuse. This magma invades the adjoining land
and seeps into the houses of local residents.
For lack of information, I had long believed that the systematic accumulation of waste in the canals and the impetuous and
torrential drainage were attributable to a certain rurality of the violators. Well, no. Not at all. These poor people who live
along these canals are reduced to such extremes for the single reason that in their sector, there is no organized garbage
collection. These unfortunate people are forced to get by anyway they can.
Another noteworthy point: Do you know where these barrels, chairs, mattresses, bottles and logs carried by the raging waters
of the canals channels of Puerto Plata are discharged? At the sea, directly. To tell the truth, not always but often. We must
admit that from time to time, the department of public works undertakes the collection of thrash and dredges the drainage
channels' mouth.
However, as to worsen this serious problem, gardeners and service staff of some posh homes located along a canal, do not
hesitate to throw their waste in that channel, although the neighborhood where they work enjoys regular garbage
collection. Difficult to understand, really.
English Translation By
Vadim Dambreville
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Index
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Chapitre XV L'Ecoulement Des Eaux Pluviales
Au mois d’avril 2008, au beau milieu d’une nuit, je fus réveillé en sursaut par un grondement inquiétant qui me rappela le
terrible tremblement de terre qui secoua Puerto Plata et ses environs en l’année 2003.
Cependant, quand se dissipèrent les brumes épaisses de mon cerveau endormi, je pus me rendre compte qu’il ne s’agissait
nullement d’un séisme, mais de l’écoulement tumultueux des eaux de pluie dans le canal qui borde l’arrière de mon patio.
Puerto Plata est sans conteste un lieu plaisant, accueillant, coquet, et sympathique. Mais il n’empêche qu’à l’instar de
n’importe quelle autre ville du monde, elle recèle dans « l’envers de son décor » quelques petits désagréments. Au nombre
de ces ennuis, figure en première ligne l’inconvénient majeur occasionné par les nombreux canaux de la ville.
Retournons à nos moutons. Je vous parlais du passage désordonné et bruyant des eaux pluviales dans le canal qui longe ma
clôture. Comme d’habitude, ces eaux déchaînées dévalaient à gros bouillons, et transportaient avec elles des tonnes
d’immondices, et toutes sortes d’objets hétéroclites: tonneaux métalliques, vieux fauteuils, bouteilles, matelas
éventrés, casseroles, troncs d’arbres, etc. Emportés vertigineusement par les eaux impétueuses, ces objets rebondissaient avec
fracas contre les parois cimentées du canal, ce qui ajouta une note plutôt sinistre à cette terrifiante avalanche nocturne.
Le lendemain matin, dans le but de me renseigner sur le drame affolant de tous ces torrents d’eaux fangeuses qui sillonnent
la ville à la suite de chaque averse, je me rendis chez l’un de mes voisins, un éminent architecte versé dans l’épineux problème
des canaux de Puerto Plata.
D’après ce qu’il m’a dit, les personnes dont les maisons sont situées le long de ces fossés, utilisent ces voies d’eaux
pluviales pour l’entreposage de leurs immondices. De là, résulte que, lorsque la pluie se fait rare, les déchets qui
s’accumulent dans ces canaux offrent un aspect aussi impressionnant que déplaisant. Et, dans ces zones défavorisées, l’air
ambiant devient tout à fait pestilentiel, à cause de la fermentation putride de tous ces monticules de détritus qui, bien
souvent, servent de sépulture provisoire pour les rats, chiens, et chats morts de la région.
Quand finalement tombe la pluie salvatrice, les eaux qui déboulent des montagnes entraînent avec elles tous les immondices
entassés depuis plusieurs semaines. Malheureusement, la plupart du temps, les parois des canaux ne sont pas cimentées, ce
qui facilite le débordement incontrôlable d’un horrible magma formé d’eau, de boue, de gravats, et d’ordures. Ce magma
envahit les terrains contigus, et s’infiltre dans les maisonnettes des riverains.
Par manque d’information, j’avais longtemps cru que l’accumulation systématique des immondices dans les canaux, et leur
évacuation impétueuse et torrentielle, étaient imputables à une certaine rustrerie des contrevenants. Eh bien, non. Pas du
tout. Ces pauvres gens qui vivent le long de ces canaux sont réduits à ces extrémités pour la simple raison que, dans leur
secteur, il n’existe aucun service organisé de collecte des ordures ménagères. Et ces infortunés citoyens sont obligés de se
défendre comme ils peuvent.
Autre point important: savez-vous où vont se déverser tous ces tonneaux, fauteuils, matelas, bouteilles et troncs d’arbres
charriés par les eaux en furie des divers canaux de Puerto Plata ? A la mer, directement. Mais, à la vérité, pas toujours, mais
très souvent. Nous devons reconnaître que, de temps à autre, la voirie municipale procède au ramassage de ces détritus, et au
nettoyage de l’embouchure des canaux d’écoulement.
Toutefois, comme pour aggraver ce sérieux problème, les jardiniers et le personnel de service de certaines maisons huppées
situées au bord d’un canal, n’hésitent pas à jeter leurs déchets dans ledit canal, bien que le secteur où ils travaillent bénéficie
du ramassage régulier des immondices. Difficile à comprendre, en vérité.
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Capítulo XV El Flujo De Las Aguas De Lluvia
En el mes de abril del 2008, en plena noche, me desperté sobresaltado debido a un bramido inquietante que me recordó el
terrible terremoto que sacudió Puerto Plata y sus alrededores, en el año 2003.
Sin embargo, en cuanto que se disiparon las brumas espesas de mi cerebro adormecido, pude darme cuenta de que no se trataba
de un seísmo, sino del tumultuoso flujo de las aguas de lluvia en la cañada que bordea mi patio.
Indiscutiblemente, Puerto Plata es un lugar placentero, acogedor, bonito, y simpático. Pero esto no impide que, a ejemplo
de cualquier otra ciudad del mundo, encierra en el reverso del panorama algunos pequeños disgustos. Entre estos disgustos,
figura en primera línea el inconveniente capital causado por las numerosas cañadas de aquella ciudad.
Volvamos a nuestro asunto. Les hablaba a ustedes del paso desordenado y ruidoso de las aguas de lluvia en la cañada que se
extiende a lo largo de mi cercado.
Como de costumbre, estas aguas desencadenadas arrastraban unas toneladas de basura, y toda clase de objetos heteróclitos
como toneles metálicos, viejas sillas y butacas, botellas, colchones destripados, cacerolas y calderos desbaratados, troncos de
árboles, etc. Llevados vertiginosamente por las aguas desenfrenadas, estos objetos golpeaban estrepitosamente las paredes
cementadas de la cañada, lo que añadía una nota bastante siniestra a esta terrorífica avalancha nocturna.
A la mañana siguiente, con el fin de informarme sobre el drama enloquecedor de todos estos torrentes de aguas fangosas que
surcan la ciudad, después de cada aguacero, acudí a la casa de un vecino mío, un eminente arquitecto avezado al espinoso
problema de las cañadas de Puerto Plata.
Según me ha dicho, las personas cuyas casitas están colocadas a lo largo de estas cañadas utilizan estas vías de aguas
pluviales para el depósito de sus inmundicias. Resulta que cuando las lluvias enrarecen, la basura que se amontona en las
cañadas ofrece un aspecto sumamente impresionante. Y en estas zonas desfavorecidas, no hay duda de que el aire ambiente es
extremadamente pestilencial, con motivo de la fermentación pútrida de todas estas montañas de detritos que, muy a menudo,
son la sepultura provisional de las ratas, de los perros y gatos muertos de la región.
Y cuando finalmente llega la lluvia salvadora, las aguas bajando de las montañas se llevan toda la basura apilada desde
varias semanas. Desafortunadamente, la mayoría de las veces las paredes de las cañadas no están cementadas, lo que facilita
el desbordamiento incontrolable de un horroroso magma formado de agua, de lodo, de grava, y de basura.
Este magma inunda los terrenos contiguos, así como las casitas de los riberanos.
Por falta de información, yo creía que la acumulación sistemática de basura en las cañadas, y su evacuación impetuosa y
torrencial en el momento de las lluvias, eran una costumbre imputable a una deficiencia educativa de parte de los
contraventores. Pues bien, que no. En absoluto. Esta pobre gente que vive a lo largo de las cañadas, esta llevada a este
lamentable extremo por la simple razón que, en su sector, no existe un servicio organizado de recogida de la basura. Y esos
desgraciados moradores se ven obligados a arreglárselas como puedan.
Ahora, ¿saben ustedes adonde van a verterse todos estos toneles, sillas, butacas, colchones, botellas, y troncos de árboles
que arrastran las aguas de lluvia en las diferentes cañadas de Puerto Plata? En el mar directamente. No siempre, es verdad, pero
muy a menudo. Debemos reconocer que, de vez en cuando, el Ayuntamiento procede a la recogida de estos detritos, y a la limpieza
de la desembocadura de las cañadas.
Sin embargo, como para agravar este serio problema, los jardineros y el personal sirviente de ciertas casas acomodadas
bordeadas por una cañada, tiran también sus inmundicias en la misma, aunque , en el sector donde trabajan, se benefician con la
recogida regular de la basura. Absolutamente incomprensible.
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