EBook - Vivre A Puerto Plata
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Chapter XVI The Sidewalks of Puerto Plata.
Yesterday, my friend Pablo, a particularly grumpy man, told me about the sidewalks of Puerto Plata, in a clearly acrimonious tone. He began by asking me the meaning of the word "sidewalk."
- It is easy, I replied, I only have to tell you the dictionary definition: "The sidewalk is an elevated path situated alongside a road reserved for pedestrian traffic.
- Unfortunately, remarked Pablo, pedestrians in this city do not feel comfortable when they move about on the sidewalks who very often are not welcoming.
- We agree on this point, but in reality it does not matter. Here, pedestrian traffic is almost nonexistent, except in the commercial sector.
- Do I understand that there are no pedestrians in the residential neighborhood?
- Yes, there are but not a lot. People here get around in cars, buses, and especially motoconchos (moto-taxis).
- Nevertheless, the sidewalks should be impeccably maintained, for the convenience of the few pedestrians who use them.
- In fact, Pablo, what do you reproach the sidewalks of Puerto Plata with?
- Listen to me, my friend. I acknowledge that some city sidewalks are clean and functional. However, the use of others proves to be difficult and unpleasant.
- Aren't you exaggerating a little?
- Absolutely not. If, like me, you are a careful observer, you have probably noticed that some sidewalks are in extremely poor condition. There are even some who are muddy, overgrown with weeds, or simply destroyed. What is worse is that I saw in an upscale neighborhood a sidewalk covered entirely with thick calabaza foliage.
- I too have seen it, and I find it rather surprising.
- Other sidewalks, Pablo continued, are veritable ornamental gardens, where pedestrian traffic is virtually impossible.
- Do not tell me these garden-sidewalks are not pleasant.
- Oh no, I do not agree with you. When there are not leaves getting into your ears and your eyes, aggressive ants fall over you, as if to remind you that you would have fared better by walking in the street.
- You are probably right but I believe the most serious drawback of these garden-sidewalks is that tree roots, acting like jacks, lift and crack large sections of concrete. From there follows a quite uncomfortable drop, even dangerous for pedestrians.
- About the cracked or uneven sidewalks, I inform you that recently I almost had a nasty fall. Just at the corner Luis Ginebra-La Estancia, the strong roots of a large tree have caused for more than six years the break-up of the sidewalk. A pedestrian, to overcome this uneven section, must carefully choose the pieces of concrete on which he can put his feet safely. However, I happened to have made a unfortunate choice, and the cemented triangle on which I confidently walked on tipped, and a hair more I would have fallen flat on my back and broke my spine.
- Since the repair of the sidewalk does not seem imminent, you will have to avoid it in the future and use the street altogether.
- Thanks for the judicious advice. I will follow it with greater ease since I have already contracted the risky habit of walking on the street from time to time. Imagine that on the street where my house is located, the owner of a large and beautiful villa had planted on the sidewalk along the front of his property, a dozen dwarf fruit trees. In my opinion, this amounts to placing a placard on which one could read: "Warning. Private sidewalk. No Trespassing. "
English Translation By
Vadim Dambreville
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Chapitre XVI Les Trottoirs De Puerto Plata
Hier, mon ami Pablo, un homme extrêmement râleur, m’a parlé des trottoirs de Puerto Plata, sur un ton manifestement acrimonieux. Il commença par me demander la signification du mot « trottoir ».
- C’est facile, lui répondis-je, je n’ai qu’à te répéter la définition du dictionnaire : « le trottoir est la partie latérale de la rue, surélevée par rapport à la chaussée, et réservée à la circulation des piétons ».
- Malheureusement, me fit remarquer Pablo, les piétons de cette ville ne se sentent pas à l’aise, quand ils circulent sur ces trottoirs qui, très souvent, ne sont pas accueillants.
- Nous sommes d’accord sur ce point, mais en réalité, cela n’a aucune importance. Ici, la circulation piétonnière est presque inexistante, sauf dans le secteur commercial.
- Dois-je comprendre qu’il n’y a pas de piétons dans la zone résidentielle ?
- Si, il y en a, mais pas en masse. Les gens d’ici circulent en auto, en autobus, et surtout en motoconcho (moto-taxi).
- Il n’empêche que les trottoirs devraient être impeccablement entretenus, pour la commodité des rares piétons qui les utilisent.
- Au fait, Pablo, que reproches-tu aux trottoirs de Puerto Plata ?
- Ecoute-moi, mon ami, je reconnais que certains trottoirs de la ville sont propres et fonctionnels. En revanche, l’utilisation de certains autres s’avère difficile et désagréable.
- Tu n’exagères pas un peu ?
- Absolument pas. Si, comme moi, tu es un observateur attentif, tu as certainement remarqué que certains trottoirs sont en fort mauvais état. Il y en a même qui sont fangeux , envahis par les mauvaises herbes, ou simplement détruits. Qui pis est, j’ai vu dans un quartier chic un trottoir totalement recouvert d’une végétation épaisse de giraumonts.
- Moi aussi, je l’ai vu, et je trouve cela assez surprenant.
- D’autres trottoirs, poursuivit Pablo, sont de véritables jardins d’ornementation, où la circulation des piétons est pratiquement impossible.
- Ne me dis pas qu’ils ne sont pas plaisants ces trottoirs-jardins.
- Ah non, je ne suis pas de ton avis. Quand ce ne sont pas les feuilles qui s’infiltrent dans vos oreilles et vos yeux, ce sont des fourmis agressives qui vous tombent dessus, comme pour vous rappeler que vous auriez mieux fait d’aller marcher sur la chaussée.
- Tus as peut-être raison. Mais, selon moi, l’inconvénient le plus grave de ces trottoirs-jardins est que des racines d’arbres agissant comme des crics, soulèvent et fissurent d’importants tronçons de béton. De là, résulte une dénivellation assez inconfortable, voire dangereuse pour les piétons.
- A propos de ces trottoirs craquelés ou fragmentés, je t’informe que récemment, j’ai failli faire une chute terrible. Juste à l’angle Luis Ginebra-La estancia, les racines robustes d’un gros arbre ont provoqué depuis plus de six ans l’éclatement d’un bout de trottoir. Pour franchir ce tronçon accidenté, le piéton doit choisir avec discernement les morceaux de béton sur lesquels il peut poser les pieds sans danger. Or, il m’est arrivé de faire un mauvais choix, et le triangle cimenté sur lequel j’avais marché en toute confiance, bascula, et peu s’en fallut que je ne m’étale sur le dos et ne me rompe la colonne vertébrale.
- Puisque la réfection de ce trottoir ne paraît pas imminente, tu n’auras qu’à l’éviter à l’avenir, et emprunter carrément la chaussée.
- Merci pour ce conseil judicieux. Je le suivrai avec d’autant plus de facilité que j’ai déjà contracté l’habitude risquée de marcher sur la chaussée de temps à autre. Figure-toi que dans la rue où se trouve ma maison, le propriétaire d’une grande et belle villa, a fait planter sur le trottoir bordant l’avant de sa propriété, une douzaine d’arbres fruitiers nains. A mon avis, cela équivaut à placer un écriteau sur lequel on lirait : « Attention. Trottoir privé. Passage interdit ».
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Capítulo XVI Las Aceras De Puerto Plata
Ayer, mi amigo Pablo, un hombre sumamente gruñón, me habló de las aceras de Puerto Plata, en tono manifiestamente acrimonioso. Empezó por preguntarme el significado de la palabra “acera”.
- Es fácil, contesté, no tengo más que darte la definición del diccionario: “la acera es la parte lateral de la calle, más elevada que la calzada, y reservada a la circulación de los peatones “.
- Desafortunadamente, me hizo notar Pablo, los peatones de esta ciudad no se sienten cómodos circulando en estas aceras que, muy a menudo, no son acogedoras.
- Estamos de acuerdo en este punto, pero, en realidad, eso tiene poca importancia. Aquí, la circulación peatonal es casi inexistente, excepto en el sector comercial.
- ¿Quieres decir que no hay peatones en la parte residencial?
- Los hay por supuesto, pero no en masa. La gente se mueve en carro, en guagua , y sobre todo, en motoconcho.( moto-taxi)
- Esto no impide que las aceras deberían estar impecablemente entretenidas, por la comodidad de los escasos peatones que las utilizan.
- En resumen, Pablo, ¿qué te parece condenable en las aceras de Puerto Plata?
- Mira, amigo mío, reconozco que algunas aceras de la ciudad son limpias y bien funcionales. En cambio, la utilización de ciertas otras se revela difícil y desagradable.
- ¿No exageras un poco?
- De ninguna manera. Si, como yo, eres un peatón observador, has ciertamente notado que algunas aceras de aquí están en mal estado o completamente destruidas, fangosas, y a veces invadidas con malas hierbas. En una calle acomodada, incluso he visto una acera casi totalmente cubierta con una vegetación de auyama.
- La he visto también, y encuentro esto bastante sorprendente.
- Otras aceras, prosiguió Pablo, son verdaderos jardines decorativos, donde la circulación peatonal es prácticamente imposible.
- No me digas que no son preciosas y placenteras, estas aceras-jardines.
- Preciosas, tal vez. Pero no siempre placenteras. Cuando no son las hojas que, a los peatones, les entran en los ojos o las orejas, son hormigas agresivas que les caen encima, como para recordarles que sería mejor que caminaran en la calzada.
- Quizá tengas razón. Sin embargo, según mi parecer, el inconveniente mayor de las aceras-jardines es que las raíces de los árboles que les adornan, se portan como verdaderos gatos ( que levantan cargas), para empujar al sesgo todos los trozos de hormigón que les recubren. Resulta que los peatones circulando en estas aceras fuertemente desniveladas, corren riesgo de resbalar de un minuto al otro.
- A propósito de estas aceras desniveladas y fragmentadas, recientemente estuve a punto de tener una caída terrible. Justo antes de la esquina Luis Ginebra-la estancia, las raíces robustas de un árbol grande han provocado desde hace más de seis años el estallido de un tramo de acera. Para franquear este trozo accidentado, el peatón debe elegir cuidadosamente los pedazos de hormigón sobre los cuales puede poner los pies sin peligro. Ahora bien, se me ocurrió hacer una mala elección, y el triángulo de hormigón que yo había pisado con toda confianza, me basculó por bajo del pie, y poco faltó para que yo me cayera de espaldas, y me rompiera la columna vertebral.
- Mi pequeño Pablo, sin duda alguna, dramatizas un poco. Pero necesitaré tener cuidado. A menudo ando en esta acera fragmentada, cuya reparación no parece inminente. ¿ No crees tú que deberíamos pisar resueltamente la calzada, en lugar de seguir jugando peligrosamente tres en raya, con unos pedazos de hormigón bamboleantes ?
- Gracias, por este consejo sensato. Pero quiero que sepas que ya me he acostumbrado con la molestia arriesgada consistiendo en pisar la calzada de vez en cuando. En la calle donde yo vivo, el dueño de una casa hermosa y enorme ha hecho plantar en la acera bordeando su terreno, una docena de árboles frutales enanos. A mi modo de ver, es como si hubiera escrito absurdamente en un letrero:
Atención. Acera privada. Paso prohibido.
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