EBook - Vivre A Puerto Plata
English |
Francais |
Español
|
Chapter XVIII Karaoke Fans
According to a survey that I conducted loosely, without sifting through accurate data, there would be in Puerto Plata about three hundred hardcore fans of the modern form of entertainment called Karaoke.
In the dictionary, this word has two meanings:
1. Public establishment in which patrons interpret familiar songs, with the support of a prerecorded accompaniment.
2. Amplified device used in this establishment for the sound reproduction of the accompaniment. This device has a monitor screen on which appear the songs' lyrics.
Puerto Plata's Karaoke enthusiasts as well as of the world make life harder for the millions of resigned listeners with no other choice but to listen to them sing.
To better understand the importance of the distress caused by all these singing fools, I will tell you that among the three hundred karaoke singers from Puerto Plata, for example, there are barely one hundred or so real talents. Men and women, young and middle-aged people who sing well and whose melodious voice produce divinely modulated sounds. To listen to these artists is an infinite pleasure for the ears.
On the other hand, the majority of karaoke aficionados use their voice like a carpenter driving a nail into a board. In other words, they are extremely noisy, hurt the ears of their listeners by emitting unashamedly and mercilessly unpleasant out of tune sounds.
With these so-called singers, the problem is that the more they sing out of tune, the less they are aware of their dissonances, and more regular and inevitable is their presence in all the karaoke nightclubs.
Given that I live real close to one of these establishments, I consider myself every Friday, the day chosen for karaoke sessions, as the most wretched man on earth, to be forced to endure the endless cacophonous concert of these mediocre performers who sing out of tune. Every week, these are the same voices sharp and shrill, hoarse or guttural, honeyed or falsetto that inevitably return to the microphone, filling the atmosphere with disastrous scads of lamentable notes.
My friend Rita, with whom I was recently ranting on against the lousy karaoke singers, suggested that she is as miserable as I am, because one of her immediate neighbors worships karaoke and seems to live for this distraction. Every morning at 9 this neighbor-singer begins to train feverishly through his computer that he converted into a real homespun karaoke machine thanks to the addition of a highly sophisticated software.
- Does this gentleman live alone? I asked Rita.
- He has a wife and children. His wife is absolutely convinced that her husband has a unique, rich, and fascinating voice and that he will accumulate a large sum of money as soon as he has the chance to finish and put up for sale his first CD.
- Meanwhile, what does he do? I wanted to know.
- Absolutely nothing. His wife allows him to sing from morning till night and sees to the livelihood of the household, with the modest earnings from her modest Colmado (mom-and-pop grocery).
- Do you think this man is talented?
- About that, I'm skeptical. In my opinion, he sings fairly well, and his voice is plain. Since it is at home that I earn my living, I am condemned to hear this insignificant singer without a moment's respite, for his house is next to mine.
To conclude this chapter, I am pleased to report what I read in a karaoke site: "Although the Japanese words karate and karaoke have their own distinct meaning, they nevertheless have a pretty clear common point. These two disciplines are intended to hurt something. Karate abuses bones and muscles. Karaoke abuses ears and songs.
English Translation By
Vadim Dambreville
Back to top
|
Index
|
|
Chapitre XVIII Les Mordus Du Karaoke
Selon une enquête que j’ai menée sans trop de rigueur, et sans compulser des données précises, il y aurait à Puerto Plata environ trois cents amateurs passionnés et invétérés du divertissement moderne que l’on nomme Karaoké.
Dans le dictionnaire, ce mot a deux significations:
1. Etablissement public dans lequel les clients interprètent des chansons connues, avec le soutien d’un accompagnement préenregistré.
2. Appareil amplifié utilisé dans cet établissement, pour la reproduction sonore de cet accompagnement. Cet appareil est muni d’un moniteur sur l’écran duquel apparaissent les paroles des chansons.
Les mordus du karaoké, aussi bien de Puerto Plata que du monde entier, rendent la vie dure aux millions d’auditeurs résignés qui n’ont pas d’autre choix que de les écouter chanter.
Pour bien comprendre l’importance du désastre occasionné par tous ces fous de la chanson, je vous dirai que, au nombre des trois cents chanteurs de karaoké de Puerto Plata, par exemple, il y a à peine une centaine de vrais talents. Des hommes et des femmes, des jeunes et des gens d’âge mûr qui chantent juste, et dont la voix mélodieuse émet des sons divinement bien modulés. Ecouter ces artistes est un plaisir infini pour les oreilles.
En revanche, la majorité des autres admirateurs actifs du karaoké utilisent leur voix à la manière d’un charpentier qui enfonce un clou dans une planche. En d’autres termes, ils font beaucoup de bruit, écorchent les oreilles de leurs auditeurs, en émettant sans complexe et sans pitié des sons désagréablement faux.
Avec ces soi-disant chanteurs, l’ennui, c’est que plus ils détonnent, moins ils se rendent compte de leurs discordances, et plus régulière et inévitable se fait leur présence dans toutes les boîtes de nuit où fonctionne un karaoké.
Etant donné que je vis à deux pas de l’un de ces établissements, je me considère chaque vendredi, jour choisi pour les séances de karaoké, comme l’homme le plus malheureux de la terre, pour être obligé d’endurer l’interminable concert cacophonique de ces médiocres interprètes qui chantent en sortant du ton. Et, chaque semaine, ce sont les mêmes voix aiguës et criardes, rauques ou gutturales, doucereuses ou de fausset qui reviennent immanquablement au microphone, emplissant l’atmosphère d’une désastreuse flopée de notes lamentables.
Mon amie Rita, avec qui je déblatérais dernièrement contre les méchants chanteurs de karaoké, m’a laissé entendre qu’elle est aussi misérable que moi, car l’un de ses voisins immédiats idolâtre le karaoké, et ne semble vivre que pour cette distraction. Chaque matin, des 9h, ce voisin chanteur commence à s’entraîner fiévreusement, au moyen de son ordinateur qu’il a converti en un véritable karaoké maison, grâce à l’adjonction d’un programme éminemment sophistiqué.
- Il vit seul, ce monsieur ? demandai-je à Rita.
- Il a femme et enfants. Son épouse est tout à fait convaincue que son mari possède une voix unique, étoffée, et fascinante, et qu’il amassera une grosse somme d’argent, aussitôt qu’il aura la chance de terminer et de mettre en vente son premier CD.
- Entre-temps, que fait-il? voulus-je savoir.
- Absolument rien. Sa femme le laisse chanter du matin au soir, et se charge elle-même d’assurer la subsistance du ménage, avec les modestes rentrées de son petit colmado (épicerie).
- Crois-tu que cet homme est réellement talentueux ?
- Là-dessus, je suis sceptique. A mon avis, il chante moyennement bien, et sa voix est quelconque. Et, comme c’est à domicile que je gagne ma vie, je suis condamnée à entendre ce banal chanteur sans une minute de répit, puisque sa maison est contiguë à la mienne.
Pour terminer ce chapitre, j’ai le plaisir de vous rapporter ce que j’ai lu dans un site de karaoké : « Bien que les deux mots japonais karaté et karaoké aient chacun un sens propre, ils ont néanmoins un point commun assez évident. Ces deux disciplines ont pour but de malmener quelque chose. Le karaté malmène les os et les muscles. Le karaoké malmène les oreilles et les chansons ».
Retour au debut
|
Contenu
|
|
Capítulo XVIII El Karaoke Y Sus Aficionados
Según un estudio que yo acabo de realizar, habría en Puerto Plata unos trescientos aficionados empedernidos al karaoke.
En el diccionario, la palabra “Karaoke” tiene dos significados:
1.- Establecimiento público en que los clientes interpretan la letra de canciones conocidas con música pregrabada.
2.- Aparato amplificador utilizado en estos establecimientos que reproduce música pregrabada y dispone de un monitor en el que se lee la letra de las canciones.
Pues bien, los aficionados al karaoke de aquí y del mundo entero dan mala vida a los millares de oyentes resignados, que no tienen más remedio que escucharles cantando.
Para entender bien la importancia del desastre ocasionado por todos estos apasionados de la canción, tengo que decirles que entre los trescientos cantores de karaoke de Puerto Plata, por ejemplo, hay apenas una centena de verdaderos talentos. Unos hombres y mujeres, jóvenes o de edad madura, que cantan justo y lindo, y cuya voz emite sonidos divinamente bien modulados. Escuchar a estos artistas es un infinito placer para los oídos.
En cambio, la mayoría de los otros admiradores activos del karaoke utilizan la voz con tanta delicadeza como un carpintero que clava una tabla. Con otras palabras, hacen mucho ruido, lastiman los oídos a los oyentes, emitiendo sin complejo y sin piedad sonidos desagradablemente falsos.
Con estos supuestos cantadores, lo molesto es que cuanto más interpretan las canciones desentonadamente, menos se dan cuenta de su torpeza, y más regular e inevitable se hace su presencia en todos los club de noche donde funciona un karaoke.
Dado que vivo a dos pasos de un establecimiento de karaoke, cada viernes yo me considero como el hombre más desgraciado de la tierra, por tener que aguantar el interminable concierto cacofónico de estos hombres y mujeres que cantan desafinadamente. Las mismas voces agudas, o chirridas, o roncas, o cascadas, o guturales, o dulzones, o aguardentosas, que vuelven indefectiblemente al micrófono, llenando la atmósfera de toda una sarta de sonidos lamentables.
Mi amiga Rita, con quien yo despotricaba últimamente contra el karaoke, me dio a entender que ella esta tanto desgraciada como yo, puesto que uno de sus vecinos inmediatos idolatra el karaoke, y no vive que por esta distracción.
Desde las nueve, cada mañana, este vecino cantador empieza a entrenarse febrilmente, por medio de su computadora que ha sido convertida en un verdadero karaoke casero, gracias a la añadidura de un programa eminentemente sofisticado.
¿No esta casado, este caballero? Pregunté yo.
Si. Tiene mujer y niños. La esposa suya esta totalmente convencida de que su marido posee una voz única, melodiosa, y fascinante, y amontonara una bonita fortuna tan pronto como tendrá la suerte de terminar y poner a la venta su primer CD.
¿Entre tanto?
Entre tanto, nada. La mujer deja su hombre cantar sin parar, y se encarga ella misma de sacar la casa adelante, con los ingresos de su colmadito.
¿Crees tu que este tipo tiene realmente talento?
Para nada. El canta medianamente con una voz cualquiera. Ahora bien, yo me gano la vida a domicilio, y mis escasos recursos no me permiten insonorizar la sala de trabajo. En consecuencia estoy condenado a oír este aficionado del karaoke todo el santo día.
Para terminar este artículo, amigos lectores, voy a relatarles lo que he leído recientemente en un sitio web de karaoke:
“Aunque las dos palabras japonesas “Karate” y “Karaoke” tienen un sentido propio, ellas se distinguen por un punto común evidente: estas dos ocupaciones consisten en estropear algo. El karate estropea los huesos y los músculos. El karaoke estropea los oídos y las canciones.
Vuelta al principio
|
Contenido
|
|