EBook - Vivre A Puerto Plata
English |
Francais |
Español
|
Chapter II Packed Like Sardines
If you have never taken the bus in Puerto Plata, between noon and one PM during the school
year, we can say that you have never experienced the vivid illustration of the expression: Packed
like sardines.
Once, I had the misfortune to ride a guagua (bus), at a time when all stops were full of
impetuous and boisterous students. These little devils rushed the large vehicle in disorderly
clusters. Never, in my life, have I had heard a noise as stunning in a public vehicle.
Flattened on a bench just ten inches long with my legs curled up and sore, I was sweating
profusely. Naively I thought that from one moment to another, the driver would probably shout:
"It's full. Nobody else gets on board!
Poor me! I was extremely wrong. Although the bus seemed crowded to capacity, dozens of other
students rushed in precipitously. At one point, I was so crushed that I nearly fainted. I could
hardly breathe, and my hands were cold; I thought that I would simply pass away.
"Nobody else!", finally announced the driver. This insensible man turned on the radio and set
the maximum volume as to increase the confusion. This infernal music flowed out the three
speakers of the bus.
Miraculously, I did not lose conscience as I feared. However, with my forehead beaded with sweat,
my throat parched, and an upset stomach, I was able to assist in the greatest astonishment the
disembarkation of some passengers from the back of the bus. Instead of clearing a passage through
the aisle, boys and girls resolutely got out through the windows of the guagua to land in the strong
arms of a robust cobrador (employee who collects the bus fare), who was waiting in the street on the
side right of the bus.
Nevertheless, taking the guagua in Puerto Plata is not always as rambunctious, and can be a rather
pleasant way to go from one point to another in the city, if the bus you take is not overcrowded.
Between nine and eleven o'clock in the morning, you can ride the guagua without any problem. However,
my wife does not favor this mode of transportation which, sometimes, holds some surprises. Once, while
getting off the bus, she set foot on something soft. A hair more and something terrible would have
happened. The floor of the guagua was worm-eaten in places, and my wife could have had a horrible
accident and break a leg.
Several other problems can arise. You may have an inattentive driver or a little too absorbed by
the loud music. Before a passenger is entirely off the bus, he begins to put his vehicle in motion,
and to avoid a tragedy one must shout: "Wait, driver, I'm still on board." It is also possible that
you ride in a weathered guagua with a roof like a sieve giving free passage to raindrops. It happened to
me once, and when I reached my destination, I was soaked to the bone.
However, I must admit that in Puerto Plata buses, there are not only subjects of aggravation. Frequently,
you can find a bus driver full of fantasy, and his strange behavior, rather than infuriate passengers,
will paradoxically incite their good mood. Thus, last month I saw the driver of a guagua stop at a small
market, and as if it was nothing out of the ordinary, ask one of the passengers to get off and buy him
some succulent oranges. Besides me, all other passengers had probably thought it was normal behavior
because no one had made the slightest gesture of impatience, or sounded the slightest syllable of
protest.
I took in this little unaccustomed episode on the bright side, and I was not shocked. The admirable
and singular offhandedness of this bus driver deserved nothing else than an amused and a little,
puzzled smile.
English Translation By
Vadim Dambreville
Back to top
|
Index
|
|
Chapitre II Comme Des Sardines En Boite
Si vous n’avez jamais pris l’autobus à Puerto Plata, entre midi et une heure de
l’après-midi, en période scolaire, on ne peut pas dire que vous ayez jamais vu l’illustration
vivante de l’expression : être serrés comme des sardines en boîte.
Une fois, j’eus la malchance de m’embarquer dans une guagua (autobus), au moment où toutes
les stations regorgeaient d’élèves surexcités, loquaces et bruyants. Ces petits diables se
précipitaient sur le gros véhicule en grappes désordonnées et criardes. Jamais, au cours de
ma vie, je n’avais entendu un vacarme aussi étourdissant dans un véhicule public.
Aplati sur un bout de banquette d’à peine dix pouces, avec mes longues jambes
recroquevillées et endolories, je suais à grosses gouttes. Ingénument je me disais que d’un
moment à l’autre, le conducteur allait sans doute crier : « C’est complet. Plus personne
ne monte ».
Pauvre de moi! Je me trompais dans les grandes largeurs. Quoique l’autobus parût bondé,
des dizaines d’autres écoliers et écolières venaient s’y engouffrer avec précipitation. A un
certain moment, j’étais tellement écrasé, que je frôlai l’évanouissement. Je pouvais à peine
respirer, j’avais les mains froides, et je croyais que j’allais tout simplement trépasser.
« Plus personne ne monte », annonça finalement le chauffeur. Et, pour augmenter la confusion,
cet inconscient alluma la radio, et mit le volume maximum. Une musique endiablée jaillit dans
les trois haut-parleurs de l’autobus.
Par miracle, je ne perdis pas connaissance, comme je le craignais. Le front emperlé de sueur,
la gorge sèche, l’estomac barbouillé, je pus assister dans la plus grande stupéfaction au
débarquement de quelques passagers du fond. Loin de se frayer un passage dans le couloir,
garçonnets et fillettes franchissaient résolument les lucarnes de la guagua, pour aller atterrir
dans les bras robustes du cobrador (employé qui perçoit l’argent des courses), lequel les attendait
dans la rue sur le côté droit de l’autobus.
Néanmoins, se déplacer en guagua à Puerto Plata n’est pas toujours une aventure aussi mouvementée,
et peut être un moyen assez agréable pour aller d’un point à un autre de la ville, si l’autobus que
vous prenez n’est pas surchargé. Entre neuf heures et onze heures du matin, on peut circuler en guagua
sans problème. Cependant, mon épouse ne s’enthousiasme pas du tout pour ce moyen de transport qui,
parfois, réserve des surprises. Une fois, en sortant d’un autobus, elle posa le pied sur quelque chose
de mou, et il s’en est fallu d’un cheveu pour qu’un malheur lui arrive. Le plancher de la guagua était
vermoulu par endroits, et ma femme aurait pu avoir un horrible accident, et se casser une jambe.
Plusieurs autres inconvénients peuvent surgir. On peut tomber sur un conducteur distrait ou un peu
trop absorbé par la musique assourdissante de la radio. Avant qu’un passager ait fini de débarquer, il
commence à mettre son véhicule en marche, et pour éviter un drame, on doit s’égosiller pour dire :
« Attendez, chauffeur, je suis toujours là ». Il se peut aussi que, par temps pluvieux l’on prenne
place dans une guagua vétuste, dont le toit percé comme une passoire donne libre passage aux gouttes de
pluie. Cela m’arriva une fois, et parvenu à destination, je sortis de l’autobus, trempé jusqu’aux
os.
Toutefois, je dois vous faire remarquer que, dans les autobus de Puerto Plata, il n’y a pas seulement
des sujets de contrariété. Fréquemment, on tombe sur des chauffeurs pleins de fantaisie, et leurs
agissements étranges, loin d’exaspérer les passagers, les incitent paradoxalement à la bonne
humeur. C’est ainsi que, le mois dernier, j’ai vu le conducteur d’une guagua s’arrêter devant un petit
marché, et, comme si de rien était, demander à l’un des passagers d’aller lui acheter quelques oranges
bien sucrées. A part moi, tous les autres passagers avaient probablement trouvé normal un tel
comportement, car personne n’avait esquissé le moindre geste d’impatience, ou prononcé la moindre
syllabe de protestation.
A vrai dire, je pris ce petit épisode inaccoutumé du bon côté, et je ne m’en estomaquai absolument
pas. La désinvolture admirable et singulière de ce chauffeur d’autobus ne méritait rien d’autre qu’un
large sourire amusé et un peu interloqué.
Retour au debut
|
Contenu
|
|
Capítulo II Como Sardinas En Lata
Si nunca han tomado ustedes el autobús en Puerto Plata, entre las doce y la una de
la tarde, en periodo escolar, no se puede decir que, realmente, tuvieran ustedes la
oportunidad de ver la ilustración viva de la expresión "estar como sardinas en
lata".
Una vez, tuve la desgraciada idea de embarcarme en una guagua, en el momento en
que todas las paradas rebosaban de alumnos sobreexcitados, locuaces, y ruidosos. Estos
diablejos se precipitaban en el vehículo por racimos desordenados y gritones. Nunca en
mi vida, yo había oído semejante estruendo en un transportador público.
Aplastado en un trozo de asiento de apenas diez pulgadas, con mis largas piernas
acurrucadas, adoloridas y entumecidas, yo sudaba la gota gorda. Ingenuamente me decía
que, de un momento a otro, el conductor, sin duda, le iba a gritar al ayudante, ¡estamos
llenos, no hay mas paradas!
Pobre de mí ! Yo me equivocaba grandemente. Cuanto más el autobús estaba lleno, más
otros alumnos se metían adentro con impetuosidad. En cierto momento, yo estaba tan apretado
que me vi. turbado por un violento trastorno psicosomático.
Me faltaba la respiración, yo tenía las manos sudorosas. Francamente, creí que
iba a expirar.
"No más", gritó finalmente el chofer, y para aumentar la confusión, este verdugo prendió
la radio, y dio el volumen máximo a una música endiablada. Gracias a Dios, yo sobreviví y
pude asistir, estupefacto, al desembarco de algunos pasajeros del fondo. Lejos de abrirse
paso en el pasillo, muchachos y muchachas franqueaban resueltamente las ventanillas de la
guagua, y aterrizaban en los brazos robustos del cobrador, el cual les esperaba en la calle,
al lado del autobús.
Sin embargo, moverse en guagua no es siempre una aventura tanta agitada, y puede ser un
modo bastante agradable para trasladarse de un punto a otro, si el autobús no esta
atestado. Entre las nueve y las once de la mañana, se puede tomar una guagua sin
problema. Sin embargo, mi esposa no esta particularmente entusiasmada con este medio de
transporte. Una vez, al salir de un autobús, ella puso los pies sobre algo muy blando. En
algunas partes, el piso del vehículo estaba carcomido, y mi mujer estuvo a punto de
accidentarse y romperse una pierna.
Hay muchos otros inconvenientes que pueden surgir. A veces, uno se encuentra con un
conductor distraído o demasiado absorto por la música ensordecedora de la radio. Antes de
que un pasajero haya acabado de desembarcar, el susodicho chofer comienza a ponerse en marcha,
y, para evitar un accidente, hay que desgañitarse, gritando : " Espérate ". También puede que,
en tiempo lluvioso, uno tome sitio en un autobús vetusto, cuyo techo agujereado da libre paso
a las gotas de lluvia. Eso me ocurrió una vez, y llegado a mi destino, salí de la guagua,
mojado hasta los huesos.
Sin embargo, tengo que hacerles notar que, en los autobuses puertoplateños, no hay solamente
motivos de contrariedad. Frecuentemente, se encuentra con conductores llenos de fantasías,
cuyo comportamiento, en lugar de exasperar a los pasajeros, les incita paradójicamente al buen
humor. Así, el mes pasado, el chofer de la guagua en que yo viajaba, se paró delante de un
pequeño mercado, y, como si nada, pidió a uno de los pasajeros que le hiciera el favor de ir a
comprarle algunas naranjas dulces. Aparte de mí, todos los pasajeros habían probablemente
encontrado normal tal actuación, pues nadie había esbozado el menor movimiento de impaciencia,
ni dejado soltar la menor palabra de nerviosidad. A decir verdad, yo no me había puesto
furioso. La desenvoltura admirable de este conductor merecía de preferencia una franca
sonrisa.
Vuelta al principio
|
Contenido
|
|