EBook - Vivre A Puerto Plata
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Chapter VIII Puerto Plata's Canines
Every morning, when sleep is the most voluptuous, we get out of our
warm bed, my wife and I, to go for a long walk. One can take deep
breaths of fresh air perfumed with the bouquet of a thousand
flowers. In the bushes and beautiful gardens, we see the beading
morning dew braving the first warm rays of a sluggish sun. In short,
if we did not meet with all these dogs on our way, our daily walk
could be an enviable treat.
For starters, just a few steps in the street, we are usually
greeted by the raucous, furious barking of large dog both menacing
and ferocious.
People maintain that a barking dog does not bite. It is not always
true. Once I saw this barking terror which we are talking about,
take a mouthful of an unfortunate, little chihuahua. Let us leave
aside this cruel mastiff, to review the many street dogs that we
encounter during our morning stroll.
First, I will tell you that often, at a street corner, we come
across a bitch in heat that is relentlessly pursued by a pack of
skinny and ardent admirers. In principle, these animals are quite
harmless, for the simple reason that pedestrians are of no interest
to them. However, not to provoke them, we believe it is better to
leave them the sidewalk for their antics and continue our journey on
the asphalt.
Sometimes one will meet an exceptionally, adorable purebred dog,
well groomed and full of vigor. This little animal that moves
constantly his friendly tail, jumps on every passerby, but without
any intention of biting. Nevertheless, these demonstrations of
sudden friendship always startle me and give me goosebumps.
Let us not forget to mention these old sickly dogs, weak and
starving, lying on the sidewalk, like on a deathbed. They do not
even have the strength to stand up to eat and drink. To survive,
they must rely on small subsistence thrown their way by charitable
souls from time to time.
In fact, the most annoying of all these stray dogs is the little,
waggly-tail dog who is seeking a master. He fixes his choice on the
first passerby, sticks to his feet like a leech. Despite the
vigorous protests that you will raise, he begins to suck the back of
your pants and accompanies you to your house. One will be forced to
resort to all sorts of stratagems to get rid of this new, sticky and
ingenious friend. It should be noted that most of the time, these
wandering dogs are so only by accident. Unable to pay for their
upkeep, which ultimately is quite expensive, their owner will
facilitate their escape by taking them off their leash deliberately
hoping that a canine lover will pick them up.
Prior to ending this chapter, I will humbly confess that I am afraid
of dogs. It is a terrible and frankly unhealthy fear. It also does
not help that I noticed that most of the time when a snarling and
obviously threatening dog declares war on a pedestrian, and makes it
clear he will devour his calves, someone always utters the falsely-
reassuring words: "Do not be afraid. This dog is not vicious. It
will not bite you."
Thank you, Sir or Madam. You are too kind to try to reassure me, but
I do not trust your dog. There are those who will treacherously bite
you as soon as you cease to be vigilant.
I am confident that the appropriate agencies have already started
assiduously collecting many of these dogs in order for pedestrians
to enjoy absolute safety on the sidewalks. They are certainly
attending the streets of this pleasant city of Puerto Plata, where
life is good.
English Translation By
Vadim Dambreville
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Index
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Chapitre VIII La Gent Canine De Puerto Plata
Chaque matin, au moment où le sommeil est le plus voluptueux, nous quittons notre lit douillet, ma femme et
moi, pour aller faire une bonne marche. On respire à pleins poumons un air frais parfumé des senteurs de mille
fleurs. Dans les beaux jardins et les broussailles, on voit partout la rosée perler et faire la nique aux premiers
rayons tièdes d’un soleil encore engourdi. Bref, notre promenade quotidienne aurait pu être un régal des plus
enviables, si, sur notre passage, nous ne devions rencontrer tous ces chiens.
Pour commencer, à peine avons-nous fait quelques pas dans la rue, que nous sommes accueillis, comme chaque jour,
par les aboiements rauques, furieux, et désagréables d’un gros chien menaçant et féroce.
On dit que chien qui aboie ne mord pas. Pas toujours vrai. Une fois, j’ai vu cette terreur aboyeuse dont nous
parlons faire une bouchée d’un pauvre petit chihuahua. Mais laissons de côté ce molosse cruel, pour passer en revue
ces nombreux chiens de rues que nous croisons au cours de notre balade matinale.
En premier lieu, je vous dirai que, souvent, au détour d’une rue, nous tombons sur une chienne en rut poursuivie
avec acharnement par toute une meute de soupirants maigres, surexcités, et renifleurs. En principe, ces animaux sont
plutôt inoffensifs, pour la simple raison que les piétons ne les intéressent pas. Toutefois, pour ne pas les
provoquer, nous jugeons qu’il est préférable de poursuivre notre chemin sur l’asphalte, et de leur laisser le bout de
trottoir sur lequel ils prennent leurs ébats.
On tombe parfois sur un chien de race bien mignon, bien propret, bien peigné, et plein de vigueur. Ce petit animal
qui remue sans cesse la queue amicalement, saute sur tous les passants, mais sans la moindre intention de les
mordre. Il n’empêche que ces démonstrations soudaines d’amitié me font toujours sursauter, et me donnent la chair de
poule.
N’oublions pas de mentionner ces vieux chiens malades, faibles, et faméliques, couchés sur le trottoir, comme sur
un lit de mort. Ils n’ont même pas la force de se lever pour aller manger et boire. Pour survivre, ils ne peuvent
compter que sur la petite subsistance que leur jettent des âmes charitables de temps en temps.
En réalité, le plus assommant de tous ces chiens vagabonds est indiscutablement le petit toutou à queue frétillante
qui se cherche un maître. Il jette son dévolu sur le premier venu, se colle à ses pas, comme une sangsue. Et, en
dépit des protestations énergiques que vous élevez, il se met à sucer les revers de votre pantalon, et vous accompagne
jusque chez vous. Pour se débarrasser de ce nouvel ami collant et entreprenant, on sera obligé de recourir à toutes
sortes de stratagèmes. Il convient de préciser que, la plupart du temps, ces petits chiens errants ne le sont que par
accident. Ne pouvant plus subvenir à leur entretien qui, finalement, coûte assez cher, leur propriétaire les libère
volontairement de leur laisse, et facilite leur évasion, dans l’espoir qu’un amant de la gent canine les ramassera.
Avant de mettre le point final à ce chapitre, je vous confesserai humblement que j’ai peur des chiens. Une peur
atroce et franchement maladive. Et, ce qui n’arrange pas les choses, j’ai remarqué que la plupart du temps, lorsqu’un
chien hargneux et visiblement menaçant déclare la guerre à un piéton, et lui fait clairement comprendre qu’il aimerait
lui dévorer les mollets, quelqu’un survient toujours avec, dans la bouche, des paroles faussement rassurantes : » N’ayez
pas peur. Ce chien n’est pas méchant. Il ne vous mordra pas ».
Merci bien, Monsieur ou Madame. Vous êtes très aimable de vouloir me tranquilliser, mais je ne fais pas confiance à
votre chien. Il y en a qui vous mordent traîtreusement, dès que vous cessez d’être vigilant.
De toute manière, pour que les piétons jouissent d’une sécurité absolue, quand ils se promènent sur les trottoirs, je
suis persuadé que les services responsables qui, selon toute probabilité, possèdent une fourrière, ont déjà recommencé
le ramassage de ces nombreux chiens errants qui fréquentent assidûment les rues de cette plaisante ville de Puerto Plata,
où il fait bon vivre.
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Contenu
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Capítulo VIII Me Asustan Los Perros
Cada mañana, en el momento preciso en que el sueño está más voluptuoso, mi esposa y yo dejamos nuestra
cama mullida, para ir a caminar. Respiramos a todos pulmones un aire fresco y perfumado con el olor de mil
flores. En los jardines esplendidos y las malezas, se pueden ver por todas partes gotas perladas de rocío,
burlandose de los primeros rayos tibios de un sol todavía adormecido. En resumen, nuestro paseo cotidiano
hubiera podido aparentar un placer de los más envidiables, si no deberíamos encontrarnos con todos estos
perros.
Para empezar, apenas hemos dado algunos pasos en la calle, cuando estamos acogidos, como de costumbre,
con los ladridos roncos, furiosos, y desagradables de un perro gordo, amenazador, y feroz.
Según reza el refrán, perro ladrador poco mordedor. Pues bien! Este dicho debe ponerse en duda. Una vez,
diez minutos después de escaparse de la casa de su dueño, este terror ladrador volvió de su fuga con una
bolita de pelo en la boca. Este botín de caza no era nada menos que el chihuahua negro y bien vivo de un
vecino mío. Al poco rato este perrillo desgraciado iba a proporcionar una apetitosa comida cruda al malvado
predador que lo había capturado.
Sin embargo, dejemos a un lado este moloso cruel, para hablar de los numerosos perros callejeros con los
cuales nos cruzamos durante nuestro paseo matutino.
En primer lugar, les informaré que, a menudo, a la vuelta de una calle nos encontramos con una perra en
celo, hostigada por una jauría de pretendientes delgados, sobreexcitados, y husmeadores. En principio,
estos animales son más bien inofensivos, por la simple razón que no les interesan los peatones. No obstante,
para no provocarlos, juzgamos preferible dejarlos el tramo de acera sobre lo cual se desquitaban, para ir a
pisar el firme.
El encuentro con esos perros me recuerda que un perro, cuyo dueño no le permite salir de la casa, ha
descubierto un procedimiento genial para dar rienda suelta a sus instintos: ha puesto sus miradas en un osito
de peluche que él considera como su compañera favorita. Muchas veces al día, y en una postura significativa,
el perro trata de darle al juguete una prueba convincente de su ardiente amor.
Luego, hay el perrito de casta buena y pura, bien limpio, bien peinado y muy vivaracho. Este animalito se
echa frenéticamente encima de todos los transeúntes, pero sin la más mínima intención de morderles. Esto no
impide que este acceso súbito de amistad siempre me hace sobresaltar, y me pone la carne de gallina.
No olvidemos de mencionar los perros sarnosos, viejos, débiles o famélicos. Tendidos en la acera, como en
el lecho de muerte, que no tienen siquiera la fuerza de levantarse para comer o beber por la
supervivencia.
En realidad, el más molesto de todos los perros vagabundos, es indiscutiblemente él que se busca un dueño
y que, a la vista del primero que llega, empieza a mover la cola con frenesí. Este perro se pega a los pasos
como una lapa, y a pesar de las protestas enérgicas, este amigo repentino rompe a lamerle los ruedos del
pantalón, y le acompaña hasta la casa. Con el fin de cargarse a este pelmazo, estará uno obligado a recurrir
a toda clase de estratagemas.
Para poner término a este capítulo canino, les confesaré humildemente que tengo mucho miedo a los perros. Un
miedo cerval y francamente enfermizo. Y, lo que no arregla las cosas, he notado que, la mayoría de las veces,
cuando un perro visiblemente amenazador le significa claramente a un peatón que quisiera desgarrarle las
pantorrillas, siempre surge alguien, con unas palabras falsamente tranquilizadoras en la boca:
“No tenga miedo. No es un perro malo. No le va a morder.”
Muy bien, señor. Muchas gracias, señora.
De todas maneras, para que los peatones gocen de una seguridad absoluta, cuando caminen en las aceras, estoy
persuadido que los servicios responsables que, por supuesto, poseen unas perreras, reiniciarán muy pronto la
recogida de esos numerosos perros callejeros que frecuentan asiduamente las calles de esta agradable ciudad de
Puerto Plata, donde es grato vivir.
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